Environnement & vivant

Ursa, le lynx évacué d'Ukraine, découvre l'herbe pour la première fois dans son refuge britannique

Ursa, un lynx eurasien trouvé gravement malade après avoir été gardé illégalement à Kyiv, a été évacuée vers le Big Cat Sanctuary (Kent) grâce à une levée de fonds. Après une évacuation risquée depuis une zone de guerre, elle a été installée dans un enclos spécialement construit et a pu marcher puis se rouler sur l'herbe pour la première fois.

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Good News Network

Un petit miracle sur la pelouse

Les images d’Ursa, le lynx eurasien, posant ses pattes sur de l’herbe pour la première fois, font ressentir la puissance d’un simple geste : marcher sur la terre. Ursa n’a pas toujours connu ce luxe. Découverte gravement malade après avoir été maintenue illégalement comme animal privé à Kyiv, elle a traversé une chaîne d’événements périlleux avant d’atterrir dans un sanctuaire britannique où l’on avait préparé pour elle un nouvel enclos.

Une évacuation dans des conditions extrêmes

Ursa a été trouvée sérieusement malade en janvier, après avoir été gardée illégalement à Kyiv. Plutôt que d’attendre, ceux qui la prenaient en charge l’ont transférée dans un centre de secours pour animaux sauvages à Kyiv, alors même que la guerre faisait rage et que des bombes tombaient dans les environs. Le sauvetage n’en est pas resté là : un réseau de secours a organisé son évacuation vers le Royaume‑Uni.

Une collecte qui a rendu possible un pont humanitaire

Le Big Cat Sanctuary, près d’Ashford dans le Kent, a levé les fonds requis — 180 000 dollars (134 000 livres) — pour organiser l’évacuation d’Ursa. Le personnel qualifie la mission de « hautement risquée » : il a fallu naviguer des passages frontaliers complexes et traverser une zone de guerre active avant de la faire voler vers la sécurité en février.

Un enclos pensé pour reprendre confiance

À son arrivée, Ursa a d’abord été installée dans un enclos temporaire pendant que l’équipe du sanctuaire construisait un habitat plus adapté à ses besoins. Ce nouvel enclos, décrit comme riche en éléments naturels, a été conçu pour lui offrir un espace de plein air où reprendre des comportements instinctifs en toute sécurité.

La première fois qu’elle a senti l’herbe

Lorsque la nature‑remplie enceinte a été enfin achevée, Ursa a pu sortir et poser ses pattes sur l’herbe. Elle a marché, s’est arrêtée, puis s’est roulée sur le dos — un comportement simple, mais lourd de sens pour un animal qui a connu la maladie et la contention. Les soignants ont vécu ce moment comme une émotion partagée : voir un animal retrouver des gestes naturels après tant d’épreuves.

Un foyer parmi d’autres sauvés

Ursa a été intégrée au sein du sanctuaire aux côtés d’autres félins sauvés au Royaume‑Uni : un autre lynx eurasien nommé Rhys, un bobcat appelé Blob et un chat pêcheur nommé Boson. Pour l’équipe qui a organisé l’opération, il s’agit d’un jalon important pour la conservation et le bien‑être des petites espèces de grands félins.

Cam Whitnall, directeur et expert en vie sauvage du sanctuaire, a résumé ce que ressent l’équipe : la mission a été pleine d’imprévisibilité et de risques, mais voir Ursa en sécurité rend tous ces efforts payants.

Une fin d’histoire qui ouvre sur l’avenir

Au‑delà du simple soulagement, l’histoire d’Ursa illustre ce que des collectes de fonds, des équipes dévouées et une logistique parfois risquée peuvent accomplir pour la faune en détresse. Ce n’est pas simplement qu’un lynx a trouvé de l’herbe sous ses pattes : c’est qu’un animal brisé a eu la chance de reconstruire sa vie, entouré de soins et d’espaces qui favorisent son bien‑être. Et pour ceux qui ont suivi ce sauvetage, c’est une preuve tangible que la compassion peut traverser les frontières.

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